ENVIRONNEMENT/ÉCOLOGIE : Un projet vert au féminin lancé à Djagblé
Dans la commune de Zio 1, à quelques kilomètres au nord de Lomé, un important sous-projet de restauration des berges de la rivière Djagblé a été officiellement lancé ce jeudi 31 juillet. Intitulé « Projet de mise en place d’une plantation de 10 hectares le long de la rivière Djagblé et renforcement des capacités de cinq groupements de vingt femmes maraîchères et transformatrices de manioc sur la gestion durable des terres », ce programme se positionne comme une réponse concrète aux effets du changement climatique qui affectent les communautés locales.

À l’origine de cette initiative, l’Association des Femmes pour l’Action au Développement (AFAD), basée à Djagblé dans la région Maritime, bénéficie du soutien financier du projet « Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo » (R4C-Togo), appuyé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et mis en œuvre en partenariat avec la FAO.

Le projet vise à réhabiliter et à protéger les berges de la rivière par le reboisement de dix hectares avec des essences forestières à croissance rapide, dont l’Acacia, le Senna siamea et l’Eucalyptus, adaptées aux zones riveraines. Il s’inscrit dans une dynamique de préservation des écosystèmes fragilisés par l’érosion et la pression croissante sur les ressources naturelles.

Mais l’ambition du programme va au-delà de l’environnement. Une composante essentielle porte sur l’autonomisation des femmes rurales. Cinq groupements, chacun composé de vingt femmes, bénéficieront de formations pratiques sur les techniques de gestion durable des terres, la préservation des ressources naturelles et les stratégies d’adaptation aux changements climatiques. Des campagnes de sensibilisation communautaire seront également organisées pour encourager l’adoption de comportements responsables et promouvoir les innovations locales.

Lors de la cérémonie de lancement, le Secrétaire général de la préfecture de Zio a salué l’implication de l’AFAD et l’impact attendu du projet, tout en soulignant son alignement avec les efforts gouvernementaux en faveur de la restauration du couvert végétal et du renforcement de la résilience des populations. Il a appelé les habitants à s’approprier cette initiative pour en garantir la pérennité et optimiser ses retombées.

D’une durée d’un an, ce sous-projet constitue une action pilote reproductible dans d’autres localités du Togo confrontées aux mêmes défis climatiques. Il allie développement écologique, équité sociale et mobilisation communautaire pour bâtir un avenir plus résilient et durable.
